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Les étapes de développement > Discipline
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Texte de la Société canadienne de pédiatrie publié dans le magazine BÉBÉ (Vol. 11 No. 1 - Février 2009)
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Comment utiliser la période de réflexion |
Qu'est-ce que la période de réflexion?
Lorsque votre enfant fait quelque chose d’inacceptable, la période de réflexion permet d’arrêter et de modifier la situation. La période de réflexion l’éloigne du lieu du problème et l’isole dans un endroit comme une pièce, une chaise, un coin tranquille, l’entrée, la couchette ou le parc. Elle est plus efficace entre 2 et 12 ans.
Comment devriez-vous utiliser la période de réflexion?
• Ne donnez pas d’avertissements qui n’en finissent plus et ne faites pas de menaces vides de sens.
• Ne criez pas.
• La période de réflexion devrait avoir lieu dans un lieu sûr, mais sans intérêt. Pendant la période de réflexion, votre enfant ne devrait pas être autorisé à regarder la télévision ou à interagir avec d’autres, y compris avec vous.
• Envoyez votre enfant sur la chaise ou dans la pièce désignée pour la période de réflexion. S’il ne s’y rend pas immédiatement, conduisez-le par la main ou portez-le dans vos bras.
• Lorsque vous envoyez votre enfant en réflexion, expliquez-lui brièvement ce qu’il a fait pour qu’il puisse relier son comportement à la période de réflexion. Une phrase simple, comme «Ne frappe pas», suffit. Ne lui faites pas de longs sermons et ne le frappez pas. La période de réflexion n’est pas une période d’éducation ou de sermons.
• Ne négociez pas avec un enfant en réflexion. Ignorez-le complètement, même s’il crie, qu’il frappe ou qu’il s’excuse.
• Lorsque la période de réflexion est terminée, elle est bel et bien terminée. Favorisez un nouveau départ en proposant une nouvelle activité. Ne discutez pas du comportement indésirable, mais passez simplement à autre chose.
Quelle devrait être la durée de la période de réflexion?
• La période de réflexion devrait correspondre à 1 minute pour chaque année de l’enfant, jusqu’à un maximum de 5 minutes.
• Vous pouvez utiliser un chronomètre de cuisine. Assurez-vous que votre enfant le voit et l’entend.
• S’il ne respecte pas la durée de la période de réflexion, renvoyez-le réfléchir rapidement et replacez le chronomètre à la case départ. Il apprendra ainsi que vos paroles expriment vraiment votre pensée. Soyez cohérent.
Que faire avec les autres enfants?
Si vos autres enfants touchent au chronomètre ou se moquent de leur frère ou soeur qui réfléchit, eux aussi devraient aller réfléchir.
Comment la période de réflexion se termine-t-elle?
Démontrez clairement que vous avez le contrôle de la situation lorsque la période de réflexion se termine. Allez vers votre enfant et dites-lui : «La période de réflexion est terminée. Tu peux te lever.» Allégez l’atmosphère. Lorsque la période de réflexion est terminée, elle est bel et bien terminée. Les rappels et les sermons qui suivent une période de réflexion peuvent favoriser la répétition du comportement indésirable. Il est préférable de réconforter votre enfant.
Si votre enfant répète le comportement qui a entraîné la période de réflexion, recommencez tout le processus. Si elle est utilisée correctement, la période de réflexion finira par fonctionner.
L’enfant devrait savoir que la période de réflexion découle de son comportement, et non de sa personnalité. Il est important de ne pas heurter son estime de soi en provoquant en lui un sentiment de honte, de culpabilité, de perte de confiance ou d’abandon.
Vidéo recommandée
1-2-3 Magic: Training your children to do what you want (120 min.), 1990. Demandez-le à votre bibliothèque familiale locale ou commandez-en un exemplaire, ou visitez www.thomasphelan.com |
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Guidez votre enfant grâce à une discipline positive |
Apprendre la discipline à votre enfant est l’une des choses les plus importantes que vous ferez en tant que parent. C’est aussi l’une des plus difficiles. Une discipline saine assure un milieu familial réconfortant.
Une discipline positive oriente l’enfant et contribue à son apprentissage. Elle aide votre enfant à grandir et à être une personne heureuse, dotée :
• d’estime de soi (qui se sent bien avec elle-même);
• de respect envers les autres;
• d’habiletés pour l’aider à résoudre des problèmes et à affronter la vie.
La façon dont vous enseignez la discipline à votre enfant dépend de son âge, de son étape de développement, de sa personnalité et de nombreux autres facteurs, mais certains idées de base peuvent vous orienter.
La Société canadienne de pédiatrie déconseille vivement le châtiment corporel, y compris la fessée. Le châtiment corporel peut blesser votre enfant, physiquement et affectivement. Il existe d’autres moyens plus efficaces d’aborder la discipline avec votre enfant.
Comment favoriser un bon comportement
Si l’enfant se comporte bien, ce n’est pas seulement par chance. Les parents ont beaucoup à faire pour favoriser un bon comportement. Il est utile de savoir ce qui influe sur le comportement de votre enfant.
Les forces extérieures désignent les aspects sur lesquels la famille exerce un certain contrôle, y compris :
• l’espace physique : Si l’environnement est calme, confortable et organisé, votre enfant sera plus susceptible de bien se comporter,
• le matériel : Des jouets qui conviennent à l’âge de votre enfant l’intéresseront et le divertiront.
• la routine : Organisez votre journée de manière que votre enfant sache à quoi s’attendre. Prévoyez des activités planifiées et des activités libres, des périodes de calme et de jeu actif. Essayez de passer une partie de toutes vos journées à jouer dehors.
• les heures de sommeil : Les siestes sont importantes pour les jeunes enfants et devraient s’intégrer à votre routine. Dans la mesure du possible, ne variez pas l’heure du coucher et du lever.
• l’alimentation : Un enfant affamé peut être enfant irritable. Prenez les repas à heures régulières et offrez des collations saines entre les repas.
• les amis : La manière dont les amis de votre enfant le traitent aura une influence sur son comportement.
• la télévision et les autres médias : Limitez le temps d’écran de votre enfant. Les émissions pour enfants de qualité favorisent un bon comportement, mais les émissions et les jeux violents peuvent rendre votre enfant anxieux et encouragent un comportement agressif chez certains enfants
Les forces internes sont les choses indépendantes de votre contrôle. Votre enfant a son propre tempérament (un type de comportement inné) qui influe sur ses réactions aux événements et aux personnes qui forment son univers. Il a aussi une personnalité unique que vous apprendrez à comprendre au fil du temps. Vous pouvez soutenir votre enfant en :
• respectant ses sentiments et ses pensées;
• respectant ses idées et ses commentaires;
• étant honnête avec lui;
• l’écoutant lorsqu’il parle.
Comment l’étape de développement de mon enfant agit-elle sur son comportement?
Le comportement de votre enfant est intimement lié à son âge et à l’étape de son développement, c’est-à-dire ce qu’il peut faire, ce qu’il apprend, comment il comprend et expérimente le monde qui l’entoure. Si vous savez à quoi vous attendre de votre enfant à mesure qu’il grandit, vous pouvez utiliser des moyens qu’il comprend pour lui apprendre la discipline.
Que faire pour favoriser un bon comportement?
• Passez du temps seul avec votre enfant tous les jours.
• Soyez réconfortant. Donnez des câlins, des caresses ou une petite tape sur le dos à votre enfant.
• Si votre enfant est triste ou en colère, respectez ses sentiments. Essayez de comprendre les raisons de sa tristesse ou de sa colère.
• Faites des choses amusantes. Riez ensemble.
• Si vous faites une promesse, faites de votre mieux pour la tenir. Il est important que votre enfant vous fasse confiance, et il voudra que vous lui fassiez confiance.
• Cherchez toujours des occasions de féliciter votre enfant de son bon comportement.
• Ignorez les petits incidents. Avant d’élever la voix, demandez-vous : «Est-ce que c’est important?» |
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Lorsque votre enfant se conduit mal : Des conseils pour une discipline efficace |
La plupart des parents apprennent vite que le meilleur moyen d’affronter les comportements difficiles consiste à les prévenir. Pourtant, malgré toute votre bonne volonté, il arrive que votre enfant agisse de manière inacceptable. Le comportement peut être dangereux (envers l’enfant lui-même ou d’autres) ou déplacé, ou il peut transgresser une règle bien établie.
La discipline est une forme d’éducation. La façon dont vous enseignez la discipline à votre enfant dépend de son âge, de son étape de développement, de sa personnalité et de nombreux autres facteurs. La discipline :
• protège votre enfant des dangers,
• aide votre enfant à acquérir la maîtrise de soi et la discipline personnelle,
• aide votre enfant à développer son sens des responsabilités,
• lui inculque des valeurs.
La Société canadienne de pédiatrie déconseille vivement le châtiment corporel, y compris la fessée.
Que faire pour que la discipline fonctionne?
Votre enfant doit trouver que la discipline est juste. Il doit être capable de vous respecter comme parent et de respecter les droits des autres.
Une discipline qui n’est pas constante (c’est-à-dire toujours pareille, dans la mesure du possible) déroute l’enfant, quel que soit son âge. Si vous n’êtes pas constant dans votre manière d’appliquer la discipline, votre enfant aura de la difficulté à la comprendre.
En qualité de parent, vous avez noué des liens uniques avec votre enfant. Si vous appliquez la discipline de manière respectueuse, constante et impartiale, vous obtiendrez des résultats positifs durables.
Est-ce que je peux apprendre à mon enfant à bien se comporter?
• Félicitez-le et donnez-lui de l’affection sur une base régulière.
• Sachez quoi ignorer.
• Planifier des périodes de transition entre les activités et parlez-en à votre enfant pour qu’il sache à quoi s’attendre;
• Offrez lui des choix limités et réalistes que vous trouvez acceptables;
• Acceptez les erreurs;
• Soyez un modèle pour lui.
Informez votre enfant de ce à quoi il doit s’attendre et des règles d’un bon comportement.
Rappelez-lui régulièrement les règles et les limites. Une bonne limite :
• est adaptée à l’âge et à l’étape de développement de votre enfant,
• aide votre enfant à acquérir la maîtrise de soi,
• protège la sécurité de votre enfant et de son entourage,
• est expliquée dans un langage simple,
• est appliquée fermement, respectueusement et gentiment.
Comment est-ce que j’affronte les mauvais comportements?
Réorientez votre enfant vers une autre activité
• La réorientation, c’est-à-dire le transfert d’une mauvaise activité en bonne activité, est utile pour les tout-petits et parfois pour les enfants plus âgés. Par exemple, si votre tout-petit veut jouer avec un objet fragile sur le plancher de tuiles de la cuisine, vous pouvez le réorienter en remplaçant l’objet fragile par une balle.
• Expliquez-lui avec des mots ce que vous ne voulez pas qu’il fasse.
Utilisez des conséquences logiques
• Lorsque la réorientation ne fonctionne pas, appliquez des conséquences claires. Les conséquences doivent être reliées au comportement. Si votre enfant plus âgé lance de la nourriture sur le sol, assurez-vous qu’il vous aide à ramasser le dégât. Lorsqu’il l’a ramassé, la conséquence est terminée.
• Lorsqu’il n’y a pas de conséquence claire à appliquer, vous pouvez lui enlever un privilège. Chez les jeunes enfants, la conséquence doit être immédiate. Par exemple, un enfant qui joue avec trop de brusquerie peut devoir jouer loin des autres enfants pendant une courte période.
Favorisez la résolution de problèmes
• Laissez votre enfant trouver une solution à son mauvais comportement. Il sera plus susceptible de la mettre en application.
• La résolution de problèmes aide votre enfant à apprendre les conséquences de ses gestes.
Utilisez les périodes de réflexion
Les périodes de réflexion s’appliquent aux enfants d’au moins 2 ans. Essayez de compter lentement jusqu’à 3, sans élever la voix, avant d’envoyer l’enfant en réflexion. Cette mesure permet parfois à l’enfant de modifier son comportement.
• Les périodes de réflexion doivent avoir lieu dans la sécurité et le calme, dans un coin ou sur une chaise éloignés des autres et des distractions. Un enfant plus âgé peu aller dans sa chambre pour passer une période dans le calme.
• Expliquez brièvement la raison de la période de réflexion : «On ne frappe pas», et envoyez l’enfant à l’endroit désigné.
• S’il refuse, prenez-le par la main ou portez-le jusqu’à l’endroit désigné.
• La période de réflexion doit durer 1 minute par année de votre enfant, jusqu’à un maximum de 5 minutes. Utilisez un chronomètre, comme celui de la cuisinière. Ainsi, votre enfant sait que la fin de la période de réflexion dépend du chronomètre et pas de vous.
• Envisagez de ne pas déclencher le chronomètre avant que l’enfant se soit calmé lorsqu’il fait une crise de colère.
• Pendant la période de réflexion, ignorez votre enfant, même s’il crie ou s’excuse.
• À la fin de la période de réflexion, changez l’atmosphère en proposant une nouvelle activité. Ne faites pas de sermon au sujet du comportement.
Que faire si mon enfant fait des crises de colère?
Les crises de colère font partie du développement normal de l’enfant. Elles sont causées par des émotions négatives intenses que votre enfant est incapable de contrôler ou d’exprimer autrement.
Vous pouvez prévenir les crises de colère en :
• vous attardant au bon comportement,
• limitant les déclencheurs, dans la mesure du possible, comme la faim ou une trop grande fatigue,
• distrayant ou réorientant l’enfant par des phrases comme «Allons lire un livre» ou «Prenons une collation».
• demandant à votre enfant de s’exprimer autrement : «Es-tu en colère?»
Il est souvent possible d’éviter ou de raccourcir les crises de colère en :
• intervenant avant que votre enfant perde totalement le contrôle.
• parlant calmement et en prenant acte de la frustration de l’enfant. Par exemple : «Tu peux être en colère, mais tu ne peux pas frapper.»
• l’aidant à régler son problème.
Lorsqu’une crise de colère se produit :
• ignorez le comportement.
• observez de loin pour vous assurer que votre enfant est en sécurité. Maintenez les meubles, les jouets ou les autres enfants hors de sa portée.
• si votre enfant devient tellement en colère et hors de contrôle qu’il peut se blesser ou blesser des personnes de son entourage, vous devez le restreindre, en utilisant juste la force nécessaire pour le retenir. Faites-le avec prudence, pour éviter de lui faire mal. En aucun temps vous ne devriez le taper ou utiliser toute autre forme de châtiment corporel.
• À la fin de la période de réflexion, offrez à votre enfant de boire de l’eau ou de se laver le visage.
• Réorientez-le vers une nouvelle activité intéressante. |
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